France - 85% des jeunes en Occitanie déclarent avoir subi des violences au sein de l'école - 3ème édition du Baromètre de l'Éducation en Occitanie

 - 85% des jeunes en Occitanie déclarent avoir subi des violences au sein de l'école - 3ème édition du Baromètre de l'Éducation en Occitanie

- 85% des jeunes en Occitanie déclarent avoir subi des violences au sein de l'école - 3ème édition du Baromètre de l'Éducation en Occitanie

Par EUROTRIBUNE - OCCITANIE TRIBUNE, le 13 Octobre 2022

3ème édition du Baromètre de l’Éducation en Occitanie

Plus de 8 jeunes sur 10 en Occitanie disent avoir subi des violences au sein de l’école

Face aux violences en milieu scolaire : prévenir tôt et agir vite !


Au-delà du harcèlement qui touche 1 million de jeunes par an1, chiffre utilisé par le Président de la république, Emmanuel Macron, la veille de la rentrée scolaire, il existe peu de données chiffrées récentes sur les violences en milieu scolaire. Combien de jeunes en sont victimes ? Qui est touché et à quel âge ? Sous quelles formes s'exercent-elles ? Sont- elles en augmentation ? Quelles sont les conséquences pour les élèves ? Les parents ont- ils réellement conscience de ces violences ?

Toutes les violences à l’encontre des jeunes sont inacceptables et doivent faire l’objet d’actions et de politiques de prévention, afin de s’assurer que chaque enfant, chaque jeune bénéficie d’un environnement éducatif propice à ses apprentissages et son développement. Acteur engagé de l’éducation, Apprentis d’Auteuil a souhaité étudier plus spécifiquement ce phénomène désormais connu du grand public, mais dont les contours et l’ampleur sont encore mal appréciés. C’est le thème de l’édition 2022 du Baromètre de l’Education d’Apprentis d’Auteuil, en partenariat avec OpinionWay.


Les résultats de cette enquête, réalisée en août 2022 auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 jeunes français âgés de 15 à 20 ans sont édifiants : 74% des jeunes estiment que l’école est un lieu propice à l’expression des violences et 30% ne se sentent pas en sécurité à l’école.

En Occitanie : 210 jeunes ont été interrogés.
Certains chiffres spécifiques à la région ont ainsi pu être extraits et sont mis en avant dans le communiqué de presse ci-dessous.

85% des jeunes en Occitanie déclarent avoir subi des violences au sein de l’école

 Des violences multiformes : principalement verbales pour 68% des jeunes interrogés (insultes, moqueries...), mais aussi psychologiques (harcèlement moral, cyberharcèlement, sexisme, racisme...) pour 51% et physiques (bagarres, vols...) pour 34%. Les violences les plus graves sont très fréquentes : 13% des jeunes déclarent avoir subi des coups, 19% du sexisme, harcèlement sexuel ou violences sexuelles, 7% ont participé à des jeux dangereux (challenges Tik Tok, jeux issus de Squid Games, jeu du foulard...).

○  Les violences en milieu scolaire sont très majoritairement des faits de la part de jeunes sur d’autres jeunes (81% des jeunes disent avoir subi au moins un fait de violences de la part d’un autre élève pendant leur scolarité). Pour autant, 45% des jeunes en Occitanie déclarent avoir subi au moins une fois une violence de la part d’un adulte au sein de l’établissement scolaire. Les auteurs des violences sont majoritairement des garçons (à 70% et à 52% des filles).

En Occitanie, les jeunes considèrent que les réseaux sociaux sont un facteur aggravant des violences à l’école

○  79% des jeunes pensent que les réseaux sociaux contribuent à renforcer la violence. Ils constituent également une forme de violence en eux-mêmes car 56% des 15-20 ans affirment avoir déjà vu circuler des vidéos et photos humiliant des jeunes sur leur téléphone.

○  En marge des outils numérique, la violence peut être également le fait de l’école : le manque de moyens, de formation des personnels, l’inadaptation des moyens et des pratiques sont mis en cause.

○  A l’échelle nationale, on constate que les violences ont des conséquences ravageuses : 81% des jeunes interrogés estiment qu’il s’agit d’expériences traumatisantes.
Les violences nuisent à leur confiance en soi (46%), accentuent décrochage et phobie scolaire (27%), et produisent des effets néfastes sur leur santé mentale et physique (22%).

Des violences passées sous silence : suite à des violences subies à l’école, près d’1 jeune sur 5 n’en a pas parlé

○  Les jeunes ne sont pas seuls face aux violences, mais ils n’ont pas tous les mêmes facilités pour en parler : 16% déclarent ainsi avoir “préféré” se taire.

○  Sur le sujet de la parole, l’étude nationale révèle le grand écart entre les perceptions des parents et des enfants : 78% des parents pensent que leurs enfants se confient à eux quand ils sont victimes de violences, alors que seulement 54% des jeunes disent l’avoir fait.Au-delà du cercle amical et familial, les jeunes se confient peu aux adultes présents dans l’établissement scolaire. Pour autant, les enfants estiment que les adultes de l’établissement sont plutôt à l’écoute (73%).

COMMENT APPRENTIS D'AUTEUIL PRÉVIENT LES VIOLENCES EN MILIEU SCOLAIRE ?

Acteur engagé de l’éducation, Apprentis d’Auteuil accueille, éduque, forme et insère chaque année, dans plus de 27 établissements et dispositifs dans le sud-ouest, dont 18 en Occitanie, plus de 800 familles accompagnées. La fondation compte 7 établissements scolaires à Toulouse et dans les environs, allant de la maternelle au lycée, et est particulièrement investie dans la prévention et la prise en compte du décrochage scolaire et de la violence

Face à la gravité et à la complexité des situations de violences en milieu de scolaire, les professionnels d’Apprentis d’Auteuil aident les jeunes à trouver leur voie et construire sereinement leur avenir grâce à un accompagnement adapté et personnalisé. Depuis plusieurs années, la fondation construit ou adapte des solutions pour prévenir et lutter contre ces formes de violence. Sensibilisation, formation, médiation, ... autant d’actions qui portent aujourd’hui leurs fruits auprès des jeunes accompagnés par Apprentis d’Auteuil. Des solutions et des mécanismes qui peuvent et devraient être déployés largement pour contribuer à réduire durablement les faits de violences en milieu scolaire en France et leurs impacts nocifs sur les jeunes comme sur les adultes.

« A Apprentis d’Auteuil, nous sommes convaincus qu’il n’existe pas de possibilité d’éducation respectueuse de l’enfant et porteuse d’avenir pour lui, dans un climat de violence. C’est vrai à la maison, c’est vrai à l’école. En tant qu’acteur engagé, protéger les enfants et leur offrir un cadre de vie et de travail sécurisant c’est notre première responsabilité. »

Pascale Lemaire-Toquec, directrice des ressources éducatives et accompagnement métiers à Apprentis d’Auteuil.


Quelques exemples de solutions mises en œuvre par Apprentis d’Auteuil, en Occitanie. Nous pouvons illustrer deux d’entre eux en région toulousaine, n’hésitez pas à nous solliciter pour plus de précisions :

○  « LA CO-MÉDIATION EN ACTION » : les dispositifs de médiation existent depuis 2001 à la fondation qui est pionnière en la matière et les professionnels ont notamment été formés à la co-médiation : binôme constitué, à place égale, d’un jeune et d’un adulte et dont le rôle est de désamorcer une relation conflictuelle ou d’intervenir en cas de situation de violence.

○  « AUX PRÉMISSES DU HARCÈLEMENT » : Dans un établissement à proximité de Toulouse, face à une montée de l’agressivité, les éducateurs ont pu être formés à l’approche de la préoccupation partagée par l’association Resis. Une méthode de résilience appliquée aux élèves identifiés comme des intimidateurs (et non de harceleurs). Le principe est simple : repérer les prémisses d’un harcèlement, et se donner une période de 2 semaines pour le désamorcer, notamment en échangeant avec l’intimidateur avant de constater un harcèlement scolaire.

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