Europe - Les citoyens européens ont toujours une image largement positive de l'UE, mais exigent des réformes

 - Les citoyens européens ont toujours une image largement positive de l'UE, mais exigent des réformes

- Les citoyens européens ont toujours une image largement positive de l'UE, mais exigent des réformes

Par Union Européenne, le 06 Juin 2021

La dernière enquête du PE montre que le soutien à l'UE reste élevé malgré la pandémie, mais l’impact du COVID-19 sur les finances personnelles est ressenti par une majorité de citoyens.

Une nouvelle enquête Eurobaromètre commandée par le Parlement et réalisée entre mars et avril 2021 montre l'impact de plus en plus ressenti de la pandémie de COVID-19 sur la vie personnelle et la situation financière des citoyens. Huit répondants sur dix savent ce que l'UE fait pour lutter contre les conséquences de la pandémie, tandis que les citoyens placent la santé publique, la lutte contre la pauvreté, le soutien à l'économie et à l'emploi ainsi que la lutte contre le changement climatique en tête de leurs priorités pour le Parlement. Dans l'ensemble, l'enquête Eurobaromètre de printemps du Parlement montre un soutien solide à l'Union européenne ainsi qu'un large consensus sur le fait que les défis mondiaux tels que la pandémie de COVID-19 sont mieux traités au niveau de l'UE.

L'impact de la pandémie de COVID-19 sur les finances personnelles

À la fin du premier trimestre de 2021, 31% des Européens ont déjà vu leur situation financière personnelle affectée négativement par la pandémie. Par ailleurs, 26% s'attendent à ce que cela se produise dans les mois à venir. Si 57% des personnes interrogées représentent une nette majorité pour la moyenne européenne, il faut tenir compte d'importantes variations nationales au sein de l'UE.

Les bénéfices attendus des mesures de confinement l'emportent sur les dommages économiques perçus

Malgré l'impact financier de la pandémie, une majorité de répondants (58%) estime que les bénéfices sanitaires des mesures de restriction dans leur pays l'emportent sur les dommages économiques qu'elles ont pu causer. Cette opinion est partagée dans la plupart des pays de l'UE et suggère un changement d'attitude par rapport au second semestre 2020, où une légère majorité de citoyens estimait que les dommages économiques étaient plus importants, selon les données de l'enquête du PE de 2020.

Huit Européens sur dix savent ce que l'UE a fait depuis l'été dernier, mais seulement la moitié l'approuve

Les Européens sont bien conscients des efforts déployés par l'UE pour lutter contre la pandémie de COVID-19 et ses conséquences: huit Européens sur dix ont entendu, vu ou lu des informations sur les mesures ou les actions engagées par l'UE pour répondre à la pandémie - et près de la moitié des citoyens (48%) savent quelles sont ces mesures. Pourtant, malgré ce haut niveau de sensibilisation, seuls 48% des citoyens en moyenne dans l'UE se disent satisfaits de ces mesures, tandis que 50% ne le sont pas. De même, seuls 44% des citoyens de l'UE sont satisfaits du degré de solidarité interne entre les États membres dans la lutte contre la pandémie.

Malgré les variations, le soutien à l'UE reste en général très fort

Malgré les variations à court terme et les différences entre les pays, les évaluations positives de l'image de l'UE restent à l'un de leurs niveaux les plus élevés depuis plus de dix ans. En moyenne européenne, près d'un citoyen sur deux (48%) a une image positive de l'UE. Par ailleurs, 35% ont une image neutre et seulement 17% ont une image négative de l'UE. Cette enquête confirme et poursuit la tendance positive de l'image de l'UE au cours des dix dernières années, qui est en constante augmentation et reste forte malgré la pandémie et ses conséquences sur la vie des citoyens.

La combinaison de la vision parfois critique des citoyens sur la mise en œuvre de mesures concrètes pour faire face à la crise avec la tendance positive à long terme du soutien fondamental à l'UE explique également l'appel clair et actuel à la réforme de l'Union: 70% des personnes interrogées déclarent dans cette enquête qu'elles sont généralement favorables à l'UE, mais moins d'un quart des Européens (23%) sont favorables à l'UE "telle qu'elle a été réalisée jusqu'à présent", soit une baisse de quatre points depuis novembre/décembre 2020. Près de la moitié des personnes interrogées (47%) se déclarent "favorables à l'UE, mais pas de la manière dont elle a été réalisée jusqu'à présent".

Santé, vaccins et davantage de compétences en cas de crise: des priorités essentielles pour l'UE

74% des Européens souhaitent que l'UE acquière davantage de compétences pour faire face à des crises telles que la pandémie de COVID-19, dont 28% qui sont "tout à fait d'accord".

Interrogés sur ce que l'UE devrait privilégier pour faire face à la pandémie, les Européens considèrent que l'accès rapide à des vaccins sûrs et efficaces pour tous les citoyens est le plus important (39%). Viennent ensuite l'affectation de fonds supplémentaires au développement de traitements et de vaccins (29%), la mise en place d'une stratégie européenne de crise (28%) et l'élaboration d'une politique européenne de la santé (25%).

Le Parlement doit donner la priorité à la santé publique, mais aussi lutter contre la pauvreté et le changement climatique

Interrogés concrètement sur leurs attentes vis-à-vis du Parlement, les citoyens souhaitent que leurs élus mettent en avant la santé publique (49%). Viennent ensuite la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale (39%), les mesures visant à soutenir l'économie et à créer de nouveaux emplois (39%) ainsi que l'action contre le changement climatique (34%).

Contexte

L'Eurobaromètre du printemps 2021 du Parlement européen a été mené entre le 16 mars et le 12 avril 2021 dans les 27 États membres. L’enquête a été conduite en face-à-face et complétée par des entretiens en ligne lorsque cela était nécessaire à cause de la pandémie. 26 669 entretiens ont été menés au total.

Pour découvrir le rapport dans son ensemble, cliquez ici.

 

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