Europe - Essais nucléaires en Polynésie française :  2e réunion de la commission d'ouverture des archives

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Par Délégation à l’information et à la communication de la défense DICoD, le 04 Février 2022

Essais nucléaires en Polynésie française :  2e réunion de la commission d’ouverture des archives

Depuis le 5 octobre dernier, les administrations et services d’archives de l’État procèdent à l’analyse de tous les documents concernant les essais nucléaires en Polynésie française.

Cette étude permet d’isoler du processus d’ouverture, les pièces comportant des informations proliférantes qui ne peuvent être communiquées.

La procédure se faisant en concertation avec les populations concernées, la réunion du jeudi 3 février a permis de communiquer un premier état d’avancement des travaux à Édouard Fritch, Président de la Polynésie française. 

À Papeete le 27 juillet 2021, le Président de la République, Emmanuel Macron, a reconnu la dette de la France envers la Polynésie française pour les essais nucléaires réalisés de 1966 à 1996 dans le Pacifique. À cette occasion, il a demandé que toutes les archives sur cette période soient ouvertes, à l’exception de celles qui pourraient contenir des informations dites proliférantes susceptibles de faciliter la fabrication d’une arme nucléaire. 

Suite à cette annonce, une commission d’ouverture des archives des essais nucléaires en Polynésie française a été installée le 5 octobre dernier par Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées. Cette structure permet de réunir, dans un cadre interministériel, les représentants de la Polynésie française avec ceux des différentes administrations et services d’archives conservant des sources documentaires sur le sujet.

Cette commission répond à un double objectif :

procéder à une entreprise de déclassification d’une ampleur inédite, grâce au renouvellement du cadre législatif et réglementaire du régime général de communication des archives en France, stipulant que la communicabilité est « le principe de base, sauf exceptions prévues par la loi. » ;

garantir la transparence de cette procédure en y associant les représentants de la population polynésienne.

Après quatre mois d’une analyse pièce par pièce, menée par les différentes administrations et services d’archives de l’État, cette réunion a été l’occasion de présenter un premier état d’avancement des travaux à Édouard Fritch, Président de la Polynésie française. 

La commission a ainsi pu annoncer la déclassification de 34 598 documents, 433 photos et 43 films. En vertu du nouveau cadre législatif, 90% des documents expertisés ont ainsi reçu un avis favorable à la libre communication. Les documents sont désormais accessibles à tous.

L’ouverture des archives va faciliter la documentation sur les essais nucléaires en Polynésie française. Par cette procédure de déclassification, l’État français souhaite soutenir, inciter et participer à la recherche historique. La réunion a donc également été l’occasion de présenter différentes mesures en vue de cet objectif : 

la création d’une page dédiée aux essais nucléaires en Polynésie française, sur le site internet Mémoire des hommes qui permet de suivre concrètement la progression de la procédure d’ouverture dans les différents services concernés et de prendre connaissance des ressources documentaires existantes ;

  • le financement par le ministère des Armées d’un contrat doctoral dès la rentrée universitaire prochaine en donnant la priorité à un jeune chercheur polynésien ;
  • le projet d’une exposition à Papeete début 2023, par le Service historique de la Défense, pour présenter aux élus, aux associations et à la population polynésienne les premières informations tirées de la procédure d’ouverture ;
  • l’appui méthodologique du ministère de la Culture au Pays pour la création, à Papeete, d’un centre de mémoire sur les essais nucléaires en Polynésie française en concertation avec la population polynésienne.

Seule la vérité permet d’apaiser les blessures les plus douloureuses. Cette procédure d’ouverture voulue par le Président de la République et encadrée par la commission doit nous permettre de « regarder l’Histoire en Face » et d’apaiser les mémoires.


Illustration 

Délégation à l’information et à la communication de la défense DICoD (04-02-22)

 

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