Pologne - Pologne: attaques contre le droit à l'avortement et les violations de l'État de droit

 - Pologne: attaques contre le droit à l'avortement et les violations de l'État de droit

- Pologne: attaques contre le droit à l'avortement et les violations de l'État de droit

Par UNION EUROPEENNE, le 24 Février 2021

Mercredi, les députés débattront des droits des femmes et de l'État de droit en Pologne avec la commissaire Dalli, le Représentant de la Pologne auprès de l'UE et la société civile.

L'audition est organisée conjointement par la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures et la commission des droits des femmes et de l'égalité des genres. Elle se concentrera sur les conséquences des mesures et des attaques sur la santé et les droits sexuels et reproductifs des femmes en Pologne, tels que le droit d'accès aux soins de santé, le droit à la vie privée, le droit à l'éducation. Par ailleurs, au vu de la détérioration de la situation de l’État de droit, l'audition examinera comment diverses communautés restent confrontées aux discriminations.

Lors de la première session, les députés tiendront un échange de vues avec la commissaire européenne à l'égalité, Helena Dalli, et S.E. l'ambassadeur Andrzej Sadoś, Représentant permanent de la Pologne auprès de l'UE. Interviendront lors de la deuxième session:

Wojciech HERMELIŃSKI, avocat, ancien juge du Tribunal constitutionnel, président de la commission électorale nationale de 2014 à 2019;

Marta LEMPART, cheffe du mouvement de la grève des femmes en Pologne;

Neil DATTA, sécrétaire du forum parlementaire européen pour les droits sexuels et reproductifs; et

Dorota BOJEMSKA, présidente du Conseil de la famille au ministère de la politique familiale et sociale et en Pologne.
 

Date: mercredi 24 février 2021 de 13h45 à 15h15

Lieu: Bruxelles, Parlement européen, bâtiment Antall, salle 2Q2, et à distance

Les procédures de l'article 7, paragraphe 1, du Traité sur l’Union européenne concernant l'État de droit en Pologne sont en cours depuis la proposition de 2017 de la Commission (soutenue par le Parlement en 2018), qui met l’accent sur les craintes quant à l'indépendance et à la légitimité du Tribunal constitutionnel.

Dans leur résolution sur l'adhésion de l'UE à la Convention d'Istanbul (novembre 2019), les députés ont réaffirmé que "l’entrave au bénéfice de services liés aux droits et à la santé sexuels et génésiques constitue une forme de violence à l’encontre des femmes et des jeunes filles", soulignant également que "la Cour européenne des droits de l’homme a jugé à plusieurs reprises que des lois restrictives sur l’avortement et la non-application de la législation en la matière violaient les droits des femmes". Le retrait prévu de la Pologne de la Convention d'Istanbul a été critiqué par les présidents des commissions des libertés civiles et des droits des femmes en juillet 2020.

Illustrationhttps://pixabay.com/photos/baby-snow-abortion-life-light-1915402/

 

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