Europe - Les députés se demandent si le nouveau pacte d'asile et de migration apportera un réel changement

 - Les députés se demandent si le nouveau pacte d'asile et de migration apportera un réel changement

- Les députés se demandent si le nouveau pacte d'asile et de migration apportera un réel changement

Par Parlement Européen, le 25 Septembre 2020

Le nouveau pacte est insuffisant pour la majorité des groupes du PE. Certains demandent la relocalisation obligatoire des réfugiés, d’autres plus de fermeté sur les arrivées irrégulières.

La commission des libertés civiles a tenu jeudi un premier débat sur les propositions de la Commission avec le vice-président Margiritis Schinas et la commissaire Ylva Johansson. Certains députés ont qualifié l’initiative de ‘‘pas dans la bonne direction’’ afin d’aider les pays en première ligne, et d’autres ont admis que c’était peut-être l’unique voie à suivre compte tenu de la position de plusieurs États membres. Tous ont demandé des précisions sur l’application de ces propositions sur le terrain.

De nombreux intervenants ont évoqué la situation à Lesbos, suite à l’incendie du camp de réfugiés de Moria, et ont demandé si les nouvelles règles empêcheraient la répétition d’un tel désastre humanitaire. Ils ont posé des questions sur le respect des droits fondamentaux dans le cadre des nouvelles procédures de filtrage et aux frontières et dans le cadre de la détention des demandeurs d’asile. Plusieurs députés ont regretté que la Commission n’ait pas supprimé le principe établi dans l’actuel règlement de Dublin qui stipule que le pays d’entrée est celui qui doit traiter la demande d’asile.

Concernant la possibilité pour les pays qui ne souhaitent pas transférer des réfugiés sur leur territoire de financer le retour de ceux qui n’ont pas l’autorisation de rester, les députés se sont demandé ce qui se passerait si la plupart des États membres choisissaient cette option. Ils ont également posé des questions sur les mécanismes d’application afin de garantir une mise en œuvre efficace des nouvelles règles.

Certains députés ont critiqué le fait que la coopération avec les pays tiers n’incluait pas la mise en place de centres d’accueil pour le traitement des demandes d’asile en dehors du territoire européen et ont insisté pour que l’UE soit plus ferme avec les passeurs.

 

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