France - Un jour - Un député Européen : Aujourd'hui FRANÇOIS ALFONSI Député européen Verts/ALE Françe


- Un jour - Un député Européen : Aujourd'hui FRANÇOIS ALFONSI Député européen Verts/ALE Françe

Par EUROTRIBUNE, le 17 Août 2020

FRANÇOIS ALFONSI
Député européen (depuis 2009).
Groupe : Verts/ALE - membre
Commissions et Délégations :
Membre :
- ITRE - Commission de l’industrie, de la recherche et de l'énergie
- Délégation à l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE
- Délégation à l'Assemblée parlementaire de l'Union pour la Méditerranée
Membre suppléant :
- REGI
- Commission du développement régional
- Délégation pour les relations avec les pays du Machrek

Biographie : Né le 14 septembre 1953 à Ajaccio (Haute-Corse). Diplôme d’ingénierie à Grenoble, INPG. Ingénieur.

Autres activités en cours : Porte-parole du Parti de la nation corse ; maire d’Osani (depuis 2001).

Carrière : Professeur de mathématiques à Vico ; agent de développement au Parc régional de Corse dans les DeuxSevi ; ingénieur à l’ADEME de Corse ; membre de l’Union du peuple corse ; conseiller territorial à l’Assemblée de Corse (1987-1998) ; porte-parole de la fédération Régions et Peuples solidaires ; député européen, élu de la région Sud-Est sur liste des Verts (juin 2009-mai 2014).

Transcription vidéo : 

 

7 JOURS EN EUROPE Bonjour et bienvenue pour ce nouveau numéro de 7 jours en Europe, le magazine de la rédaction d'EuroparlTV. Les élections en France et la crise politique aux Pays-Bas ont de nouveau fait chuter les marchés financiers. La crise financière est donc toujours bien là sur fond de marasme économique. Quant à la Syrie, elle s'enfonce elle aussi dans la crise. On en reparle dans quelques instants avec mon invitée aujourd'hui, Ana Gomes. Vous êtes diplomate de formation, vous êtes surtout eurodéputée, membre des socio-démocrates. Vous êtes portugaise. Merci d'avoir accepté mon invitation. C'est la règle du jeu dans cette émission, commençons par la séquence "oui ou non". Une minute de questions-réponses. C'est parti. OUI OU NON Le Portugal vient de ratifier le nouveau pacte budgétaire.

C'est une bonne chose ? Non, parce que ce pacte est un pacte de récession et de chômage. C'est une mauvaise chose. Le candidat français, François Hollande, s'il est élu président de la République, appelle à renégocier ce traité. Vous êtes d'accord ? - Absolument. Même si le Portugal est forcé de revoter ? - Absolument. Le Parlement européen va se prononcer sur une taxe sur les transactions financières. Vous dites quoi ? Banco ? D'accord ? - Oui, absolument. Qu'est-ce qui manque aujourd'hui à l'Europe ? De la volonté pour avancer ? De la décision politique. De la capacité de la vision stratégique. Le populisme reprend de la vigueur dans l'UE. C'est incontournable ? C'est contournable, si on a une vraie Europe, une Europe qui va de l'avant... C'est contournable. Les Européens souffrent de plus en plus. 

La réponse, c'est plus d'Europe ? - Absolument. D'accord. Merci, Ana Gomes. C'est très rapide. Il me restait une question que je me ferai un plaisir de vous poser. Le problème, c'est qu'en France, près de 11 millions d'électeurs au premier tour des élections présidentielles ont voté pour des candidats qui critiquent, contestent l'Europe et pour eux, la solution, c'est moins d'Europe. Cela vous inquiète ? Cela m'inquiète, mais c'est la preuve qu'on a besoin de plus d'Europe, d'une Europe en accord avec ses valeurs et ses objectifs, ce qui n'est pas le cas en ce moment. Avec la direction "Merkozy" de l'Europe, l'Europe s'enfonce dans la crise. Ces recettes d'austérité en dose excessive, sans aucun investissement dans l'emploi et dans la croissance, sont désastreuses. C'est ce que tout le monde nous dit, c'est ce que les Américains nous disent. Il faut donc qu'on se débarrasse de "Merkozy", et l'an prochain, de Mme Merkel. Le message est très clair. On va regarder ce résumé de l'actualité de la semaine. Il est signé aujourd'hui par Julie Martin. L'ACTUALITÉ DES 7 JOURS En cette semaine de commissions parlementaires, il était question des frontières de l'UE, internes et externes. Les députés veulent préciser les critères de rétablissement des frontières internes, insistant sur le fait que c'est une matière nationale et non communautaire. Suite au Printemps arabe, nombre de Tunisiens avaient reçu un visa en Italie. Les députés se sont accordés pour préciser les conditions auxquelles le visa serait à nouveau rendu obligatoire pour des pays non-européens. Par exemple, en cas d'augmentation exponentielle d'immigrants d'un même pays. Alors que la cueillette a commencé, le statut des saisonniers en débat mercredi. Le PE a demandé des règles européennes leur accordant un salaire minimum ou encore leur permettant un séjour saisonnier allant jusqu'à 6 mois par an. Suite au scandale des implants mammaires, les députés ont également appelé la CE à de nouvelles mesures pour éviter que cela ne se reproduise. Ils pensent à une autorisation préalable à la commercialisation de tels instruments et ont lancé le concept de passeport pour les implants placés à l'intérieur du corps. Économie pour finir. Le projet de taxe sur les transactions financières était de nouveau à l'ordre du jour mercredi. Quant au président de la banque centrale européenne, Mario Draghi, il était l'invité des députés spécialisés en affaires économiques. Grand sujet discuté cette semaine, la taxe sur les transactions financières. Le Parlement européen dans sa plénière doit se prononcer plus tard. On ne sait pas encore bien quand. Mais ce serait déjà un bon signal pour redonner confiance aux citoyens ? Absolument, parce que cela nous donnera, à l'Union et aux États membres, les moyens pour investir dans la croissance et l'emploi, et cela nous permettra de commencer à contrôler la situation des taxes, qui est une jungle en Europe en ce moment. Il y a une compétition déloyale entre les systèmes fiscaux des États membres, ce qui empêche vraiment certains États, notamment le Portugal, de se développer. C'est un début d'harmonisation de la politique fiscale. Vous le savez, la fiscalité se décide à l'unanimité au Conseil de l'UE et beaucoup de pays ont déjà dit qu'ils ne voudraient pas de cette taxe. Mais elle est absolument nécessaire. Si on veut plus d'Europe et une Europe avec une vraie gouvernance économique pour nous sortir de la crise, il faut absolument s'attaquer à cette question. Sinon, cela met en cause le marché unique. Mais quel genre de marché unique est-ce quand on voit par exemple que, des 20 entreprises qui sont en bourse au Portugal, 19 ont leur siège en Hollande, en Suisse, aux îles Caïmans, pour bénéficier de taux beaucoup plus bas et pour ne pas avoir à déclarer les revenus des affaires qu'ils font ailleurs dans le monde ? C'est très injuste. Le chantier fiscal est donc déterminant pour vous pour reconstruire cette Europe. Cette semaine aussi, un grand débat avec des invités comme le président de la Commission, le Médiateur européen, la première ministre danoise, qui représente le Conseil de l'UE, sur le thème : redonner confiance aux électeurs, aux citoyens, en pleine crise. Au-delà de la taxe sur les transactions financières, qu'est-ce qui pourrait redonner confiance rapidement ? Un programme de croissance et d'emploi, ce que nous n'avons pas. Ce pacte fiscal... Le pacte budgétaire, tel qu'il est, est un pacte de récession et de chômage. Il faut un vrai programme d'investissement dans la croissance et l'emploi et, bien sûr, la banque centrale doit jouer le rôle d'une vraie banque centrale, au lieu d'une situation où elle ne peut pas financer les gouvernements en difficulté, mais elle peut financer les banques commerciales qui vont financer les gouvernements à des taux beaucoup plus élevés. C'est vraiment immoral. On touche à des dogmes, Mme Gomes. - Ce sont des questions fondamentales. C'est ce qui va décider si l'Europe va s'enfoncer plus dans la crise, ou si elle va la surmonter et aller de l'avant et jouer le rôle qu'elle doit jouer dans la régulation de la mondialisation. Doit-on rechanger les traités pour cela ? Vous parlez de la BCE et de son rôle... Si c'est nécessaire, qu'on les change. Il faut qu'on se donne les moyens de soutenir l'euro. Une des questions révélées par l'euro, c'est qu'on n'a rien fait pour éviter la divergence macroéconomique entre les membres de l'UE, entre l'Allemagne et le Portugal. Mais les États n'ont pas joué le jeu. Ils n'ont pas respecté les règles. Ils ont trop dépensé... Non. C'est pourquoi je dis que tout cet entêtement avec ce pacte budgétaire... Et on voit avec ce qui vient de se passer en Hollande que même les plus fondamentalistes ne sont pas en mesure de l'accomplir. Tout comme ceux qui tenaient le plus au pacte qui accompagnait l'euro, le pacte de stabilité et de croissance, étaient les premiers à le violer, notamment l'Allemagne et la France. Et c'est pour cela que nous nous sommes laissé aller dans cet état qui nous a amené à cette situation de dépense facile puisque l'argent était assez bon marché. On vous sent remontée, Ana Gomes. Hélas, le temps passe. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. On vous retrouvera prochainement pour reparler de politique internationale, qui est un de vos sujets de prédilection. Merci à vous, et à très bientôt sur le plateau d'EuroparlTV. Au revoir. François Alfonsi vient de me rejoindre sur le plateau de 7 jours en Europe. Bonjour. Vous êtes eurodéputé français, membre du groupe des Verts au PE et membre du parti de la nation corse, en Corse. Merci d'avoir accepté au pied levé notre invitation. Nous allons parler de l'avenir du pétrole dans quelques instants. En pleine crise économique, en pleine crise climatique, le pétrole a manifestement encore de beaux jours devant lui. On en rediscute. Mais juste avant, c'est le jeu de l'émission, place au "oui ou non", une minute de questions-réponses. Générique. OUI OU NON Votre candidate aux élections présidentielles en France, Eva Joly, n'a obtenu que 2,31% des suffrages au premier tour. Forcément déçu ? - Oui, déçu. Daniel Cohn-Bendit, votre collègue au PE, avait proposé qu'il n'y ait pas de candidat aux élections présidentielles. Après coup, n'était-ce pas une bonne idée ? C'est une idée qu'il avait émise, mais qu'il n'a pas vraiment défendue. Les prix à la pompe flambent. On le voit tous les jours. Vous dites : "Tant mieux, cela incitera les États et les citoyens à consommer moins" ? Je ne dirais pas "tant mieux", mais je dirais que ce n'est pas fini. Selon tous les experts, la consommation de pétrole va continuer à augmenter. 

Vous dites quoi ? C'est incontournable ? Les experts extrapolent un passé qui est impossible. Il y a le réchauffement et donc cette prédiction sera, je l'espère pour l'humanité, infirmée dans les faits. Merci d'avoir joué le jeu. Une minute de questions-réponses, c'est déjà terminé. Mais avant de poursuivre, regardons ce reportage sur l'avenir du pétrole. Pourra-t-on encore se déplacer en voiture, vu les prix pratiqués à la pompe ? En Europe, ils atteignent des sommets. Ça modifie mon comportement automatiquement. J'essaie de moins prendre ma voiture quand ce n'est pas nécessaire. Cela touche beaucoup de gens. La voiture, ça devient un luxe. Ce luxe se paie-t-il vraiment cher ? En fait, pas tant que cela si les produits pétroliers n'étaient pas aussi taxés. Dans la plupart des pays européens, les taxes en tous genres représentent plus de 50% du prix d'un litre d'essence. Quand vous comparez les prix entre les pays européens, le principal écart résulte des différences d'accises ou de taux de TVA. Mauvaise nouvelle. Les prix devraient encore augmenter dans les années à venir. Un baril, soit 159 litres, s'échange à plus de 100$ sur les marchés mondiaux. La demande ne cesse de grimper, l'offre stagne. Les experts estiment qu'à consommation constante ou en légère augmentation, nous pourrions disposer de pétrole jusqu'en 2060-2070. Mais on devrait arriver à un pic de production vers 2015. Dorénavant, pour un baril trouvé, on en consomme trois ou quatre, mais, vu les prix élevés du baril, les investissements reprennent. Au niveau des réserves en pétrole conventionnel, donc c'est du pétrole bien identifié, on est certains qu'on a, sans le moindre problème, environ 45 ans devant nous. À cela s'ajoute du pétrole subconventionnel, non conventionnel, du pétrole à découvrir, et tout cela nous amène facilement à 60-70 ans devant nous. Pourtant, des alternatives au pétrole existent déjà, mais sont insuffisantes. Les hommes politiques sont dans l'ensemble conscients de l'enjeu. Le PE a créé un comité scientifique d'experts en énergie et d'eurodéputés. Bien sûr, une des options est le secteur du renouvelable. Dans le secteur du renouvelable, il y a toute une gamme de choix. Il y a l'éolien, le solaire, le photovoltaïque. Il y a l'osmose. Si l'eau douce se mélange à l'eau salée, il y a production chimique d'énergie. Il y a le géothermique, qui devient de plus en plus important. Reste que pour le transport plus spécifiquement, aucune solution valable n'émerge pour le moment. Autre défi, celui de l'alimentation. Les produits pétroliers sont à la base de l'agriculture via les engrais chimiques. En 2050, il faudrait nourrir 9 milliards de personnes sur Terre. Il nous reste quelques décennies pour quitter en douceur l'oléocène, cette période où l'homme a basé son mode de vie sur le pétrole. Je retrouve François Alfonsi. On a encore devant nous quelques décennies d'utilisation de pétrole. Probablement un tiers des énergies concernera le pétrole en priorité. C'est évidemment lié à la croissance. Elle est plutôt en berne au niveau mondial et européen. Néanmoins, on le sait, et les experts tablent là-dessus, il y aura des augmentations de prix à l'avenir. C'est inéluctable. L'avenir du pétrole, je ne le relierais pas nécessairement aux réserves existantes. D'abord, parce que ces réserves sont de plus en plus difficiles à aller chercher. Chaque goutte que l'on va chercher aujourd'hui, on le fait dans des conditions de risque et de coût, et de compatibilité avec l'environnement qui sont de moins en moins acceptables. Parce qu'il suffira d'une catastrophe de type mer noire dans une mer fermée pour que l'acceptation par les populations apparaisse comme totalement impossible. Comme un accident nucléaire démontre que les populations ne peuvent pas accepter le risque que cela supporte. Donc, je dirais d'abord que les réserves existantes, prouvées ou pas prouvées, c'est une approche, à mon avis, qui n'est pas bonne pour l'autre raison essentielle : notre problème, c'est le réchauffement de la planète, le CO2 dans l'atmosphère. Même s'il y avait sous nos pieds 1.000 ans de réserves pétrolières, on ne pourrait pas dire qu'on aurait recours au pétrole pour 1.000 ans, puisque, si on a recours au pétrole, on fait du réchauffement climatique et on augmente les températures sur la planète, rendant la vie quasiment impossible pour des pans entiers de la population mondiale. 

C'est la tendance malgré tout, l'augmentation... Mais cette tendance doit être inversée. C'est la responsabilité des politiciens de renverser des tendances quand elles nous mènent droit dans le mur. On revient aux compagnies pétrolières qui cherchent à explorer et à exploiter de nouveaux gisements partout, et notamment en Méditerranée. Vous êtes monté au créneau ces dernières semaines pour dire carrément "stop" ! Que craignez-vous ? Une marée noire potentielle ? Le risque de catastrophe technique sur un équipement de ce type à partir du moment où il est en eaux très profondes... En Méditerranée, il était question de forer à 2.500 mètres de profondeur. Il est avéré, dans le golfe du Mexique, nous le constatons aujourd'hui dans la situation de la mer du Nord, et nous voyons bien qu'il n'y a pas de garantie technologique par rapport à une absence de risque concernant un tel investissement. D'autre part, ce que j'ai dit tout à l'heure reste vrai. L'économie du pétrole doit s'arrêter, et vouloir la faire continuer jusqu'à ce qu'on en ait extrait la dernière goutte des entrailles de la terre est une aberration totale. C'est la fausse route par excellence. Les compagnies aussi anticipent, elles investissent dans le renouvelable. Elles essaient de trouver d'autres moyens pour anticiper... Je ne peux que les encourager. Il faut qu'elles anticipent très vite, parce que nous allons faire en sorte que l'économie mondiale génère des modèles économiques tout à fait non-dépendants du pétrole. C'est indispensable, car la vie sur la planète en dépend. Le réchauffement climatique est une réalité démontrée scientifiquement. Ce n'est pas parce qu'elle va concerner nos petits-enfants qu'on n'a pas la responsabilité de prendre des décisions, y compris contraignantes, qui sont nécessaires pour éviter cette catastrophe. La solution, ce sont donc les énergies renouvelables. Ça reste extrêmement compliqué. Pour remplacer... Cela prendra des décennies. L'éolien, le solaire, ce n'est pas au point. Et la promesse de création d'emplois de ces gisements d'énergies renouvelables, cette promesse de création d'emplois fait débat aujourd'hui. Apparemment, cela pourrait créer moins d'emplois que prévu. N'est-ce pas aussi un argument qui tombe et qui incite les États, les compagnies, à encore miser plus longtemps sur le pétrole ? La réponse est simple.

Ce qui est remis en cause, ce n'est pas l'énergie renouvelable, c'est la concurrence mondiale que la Chine fait aux producteurs européens. Si l'éolienne est produite en Europe, elle fait des emplois, mais si le produit est fait en Chine et est importé, c'est comme pour tout le reste... Il y a donc le problème global de localiser en Europe les emplois qui sont nécessaires à l'économie de l'UE, qui est un problème qui n'est pas du tout corrélé. Et on aura le même problème avec les voitures demain. Les voitures chinoises viendront concurrencer les voitures européennes et on dira que le pétrole ne crée plus d'emplois du tout en Europe. C'est donc vraiment un problème sans objet. Sur le fond, quand on est passé de la traction animale à la traction automobile, cela a été très compliqué. Il a fallu créer des routes, mettre des gendarmes sur le bord des routes pour réguler les excès de vitesse... Si on met bout à bout tout ce que la révolution du pétrole a provoqué, on réalisera que passer du tout pétrole à une société du tout renouvelable va demander des efforts, des ajustements, va soulever des problèmes inattendus, va vaincre des obstacles que l'on met aujourd'hui en avant et dont on se rendra compte qu'ils sont illusoires. Je crois que c'est la marche du temps qui est en train d'être imaginée. Mais il faut s'engager dans celle-ci et ne pas avoir peur des difficultés. Merci beaucoup pour cette intervention. Merci encore d'avoir accepté notre invitation. On se retrouve dans 15 jours pour un nouveau numéro de 7 jours en Europe.

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